Surplombons la Seine par le pont Corneille

Ménageant nos peines, ouvrons nos oreilles:

Il y a des mouettes près de l'île Lacroix.

L'or de leurs silhouettes avec leur nombre s'accroît.

 

Depuis la colline Sainte-Catherine

Elles planent malines et prennent racines

Juste aux abords de l'eau, à l'abri des voitures

Dont elle ont par culot taché les toitures.

 

Voici des péniches mouillant immobiles

Qui dans l'eau se nichent comme des presqu'îles

Conviant aux voyages par-delà les pontons,

Sans embouteillages, ni allées de béton.

 

Ces habitats flottants saisissent les ondes

Du coeur de ville autant que du bout du monde:

La vallée géniale, aux contours souverains;

L'ambiance fluviale, aux accents pré-marins.

 

Ces moyens d'évasion sont un enchantement

qui fonde l'illusion d'une vie autrement.

Aux quais rouennais parqués, amarrés aux rives

Mais prêts à embarquer, braver la dérive !