vendredi 27 mars 2009
Un texte tout récent, un peu différent de d'habitude, inspiré par la lecture de la trilogie new yorkaise de Paul Auster
Sur le cahier
rouge, palais de mes soucis,
Il est impossible
que je vous y couche.
Pensées homicides,
dès que je vous touche,
De peur, j’en
perds mes mots, alors je balbutie.
Je vous sais
présentes, ombres dans l’éclaircie,
Prêtes à me hanter
jusque sous ma douche.
Bien que je vous
cache au fond de ma bouche,
Enfouies sous ma
langue par tant de minutie.
Bien que vous
capturer, tout mon cœur le veuille,
Bien que
s’accumulent, noircies, maintes feuilles,
Vous m’échappez
toujours, le corps volatile.
Malgré mon
sentiment de culpabilité,
Je ne vous saisi
pas. Mais, vous êtes en moi :
Conscience
animale, cerveau de reptile.
mercredi 18 février 2009
Berceuse pour la petite fille dont les parents sont de sortie.
L'enfant seule à
la maison.
A l'heure des princes,
Quand les portent grinces,
ça - ce que l'on entend -
Est-ce un galant d'antan ?
Un autre grand gredin
Riant d'un ton badin ?
Pourvu que, de grâce,
Sans laisser de trace,
Tous ces bruits s'atténuent...
En courant continu
Sur ton front, en lueur,
Fuit ta suave sueur.
Des frissons sur les bras,
Cache-toi sous les draps
Et le gros édredon.
Tire sur le cordon
Que le jour s'éteigne
- Le silence reigne -
Bon sang, ce coeur qui bat
Dans la pièce, ici-bas,
Est-ce qu'il t'appartient?
Non, ce n'est pas le tien.
Oh! Mais quel supplice!
Sents, tes yeux se plissent.
Prise de cessité,
Dans la nécessité,
Pas d'autre choix... Alors,
Tu tentes un oeil dehors.
L'attente est à haïr
Mais vas-tu te trahir ?
Ouf ! Tu t'en sorts sans heurt
Car c'est avec bonheur
Que tu reçois sans voir
Ton visiteur du soir.
Là pour te rire au nez,
Le chat vient ronronner.
Plus de mal au bide:
La maison est vide.
le bruit prend la porte,
La raison l'emporte.
Les phares de l'auto
T'éclaireront bientôt.
Ah! Ce n'est pas marrant
Quand sortent tes parents.
Mine déconfite,
Tu grandis, petite.
Plus tard, dans ces moments
Surgira ton amant.
vendredi 9 janvier 2009
Poème sur la Normandie (ma patrie) et ses si beaux pays
Trois petits pays.
Mon premier, j’y naquis,
Mon second m’a conquit,
Mon troisième ébahit,
Mon tout, c’est trois pays.
Oui, trois petits pays
Peuplant la Normandie.
C’est du pays de Caux
Que j’entendis l’écho
De mes tout premiers cris.
Si le ciel était gris
Mon cœur était léger
Assez pour voyager.
C’est au pays de Bray
Qu’un saut de case en craie
Me permit d’atterrir.
Je me mis à courir
A travers tous ces champs
Et leurs taureaux méchants.
C’est en pays d’Auge,
Les pieds qui pataugent,
Que je vis, sidéré,
L’endroit où me terrer :
Une belle chaumière
Dans une clairière.
Ces trois petits pays
Peuplant la Normandie
Vous comble de bonheur.
La joie, la bonne humeur
Gagnent par contagion
Le cœur de la région.
Voici leurs visages
Aux changeants paysages :
Géant plateau crayeux,
Bocages argileux,
Prairies, fleuve, marées,
Falaises et marais.
Leurs verts pâturages
Sont cieux sans nuages,
Leurs doux jus de pomme
Font grandir les hommes
Et tous leurs fromages
Plairaient aux rois mages.
Pays des merveilles.
Ouvrons nos oreilles ;
Soyons à l’écoute.
Car, au goutte-à-goutte,
La nature y chante
Ton hymne touchante.










