mercredi 15 octobre 2008
poème sur l'art poétique
Tel une âme saoule noctambule,
Qui aurait bu par litres les bulles
Et l'encre méchante de leurs lettres
Pour nous sembler heureuse sans l'être,
Tel une âme au parcours sinueux
Qui, ivre d'un alcool luxueux
Au goût aussi acide qu'amer
Aurait sombré au fond de la mer,
Tel un corps endormi par l'hiver
Dont le visage parait si vert
Qu'il est pénible de l'observer
Sans finir honteux et énervé,
Tel un corps froid à l'exquis cadavre
Qui aurait enfin trouvé son havre
Ce, au moment même où le dévore
Tout un banc de requins carnivores,
Oublié, solitaire, orgueilleux,
Le poète a choisi, pour se taire,
Pour ne jamais plus un seul mot dire
De s'en aller loin sans nous maudire.
Chromatic,
Le Havre - 15 Octobre 2008
(Corps et âme damnés)
jeudi 24 mai 2007
Poème en freestyle (style libre)
samedi 30 décembre 2006
Poème en egotrip (frime)
vendredi 29 décembre 2006
poème en freestyle (style libre) et égotrip (frime)
samedi 18 novembre 2006
Extrait du Cid de Corneille (acte1, scène 5)
(Don Diègue s'adresse à son fils don Rodrigue)
"Ne réplique point, je connais ton amour;
Mais qui peut vivre infâme est indigne du jour.
Plus l'offenseur est cher, plus grande est l'offense.
Enfin tu sais l'affront, et tu tiens la vengeance:
Je ne te dis plus rien. Venge-moi, venge-toi;
Montre-toi digne fils d'un père tel que moi.
Accablé des malheurs où le destin me range,
Je vais les déplorer: va, cours, vole, et nous venge."










